Johnson & Johnson dépasse les attentes

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19 avril 2016

Le groupe américain de produits pharmaceutiques et d'hygiène Johnson & Johnson a dépassé les attentes au premier trimestre malgré l'impact du dollar fort, et s'est montré plus optimiste pour l'ensemble de l'année tout en assurant étudier avec soin toute opportunité d'acquisitions.

Le bénéfice net du groupe de janvier à mars s'est élevé à 4,29 milliards de dollars, contre 4,32 milliards un an plus tôt, selon un communiqué diffusé mardi.

Ce résultat s'est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 1,68 dollar, quand les analystes attendaient en moyenne 1,65 dollar.

Le chiffre d'affaires trimestriel du groupe, connu du grand public pour ses marques de cosmétiques comme Neutrogena, a progressé pour sa part de 0,6%, à 17,48 milliards de dollars, comme prévu par les spécialistes du titre.

Mais hors impact des taux de change, les ventes ont progressé de 3,9% sur le premier trimestre, fait valoir le groupe qui met notamment en avant la dévaluation de la monnaie vénézuélienne. JNJ pâtit depuis plusieurs trimestres du renchérissement du dollar que n'arrive pas à compenser la baisse des prix des matières premières utilisées dans la fabrication de ses produits.

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Les revenus réalisés à l'international au premier trimestre ont ainsi reculé de 6% quand ils progressaient de 7,2% aux États-Unis, où le groupe effectue la majorité de ses ventes.

À Wall Street vers 10h00, le titre prenait 2,19% à 113,39 dollars.

Pas de scission en vue

«On a bien commencé l'année, comme le montre la croissance des ventes au premier trimestre», a estimé le PDG de JNJ, Alex Gorsky, cité dans le communiqué.

«La division pharmaceutique va continuer d'enregistrer des niveaux de croissance impressionnants, nous constatons une amélioration solide dans notre activité de produits de grande consommation et nous observons de l'intérêt pour notre division d'appareils médicaux, tous ces éléments alimentant notre optimisme pour l'année en cours», a-t-il ajouté.

La société a relevé ses prévisions pour 2016.

Elle anticipe désormais un chiffre d'affaires compris entre 71,2 milliards et 71,9 milliards de dollars (contre une précédente estimation de 70,8 à 71,5 milliards de dollars).

Le bénéfice par action ajusté, devrait, lui, s'établir entre 6,53 et 6,68 dollars, contre une fourchette comprise auparavant entre 6,43 et 6,58 dollars.

Par activité, les recettes générées par la pharmacie ont augmenté de 5,9% au premier trimestre à 8,2 milliards de dollars, portées notamment par les ventes des anticancéreux Imbruvica (leucémie) et Darzalex (myélome multiple), de l'anticoagulant Xarelto et de l'antidiabétique Invokana.

Le chiffre d'affaires de la division équipements médicaux, en pleine restructuration, a diminué de 2,4% à 6,1 milliards de dollars.

La division Produits de grande consommation a vu son chiffre d'affaires baisser de 5,8% à 3,2 milliards de dollars.

Alors que plusieurs grandes entreprises américaines ont récemment décidé de scinder leurs activités, le directeur financier du groupe a défendu la structure de l'entreprise.

«Nous estimons (...) qu'avoir des activités diversifiées est la bonne approche à avoir dans le domaine de la santé», a affirmé Dominic Caruso lors d'une conférence téléphonique.

Interrogé plusieurs fois sur l'absence d'acquisitions majeures au cours des derniers mois alors même que l'entreprise est assise sur une trésorerie abondante, le directeur financier a aussi assuré que JNJ restait «très actif» dans sa recherche de sociétés à acheter.

Mais, a-t-il souligné, «nous voulons un bon accord, au bon moment, avec le bon partenaire, à la bonne valorisation». Or les valorisations des sociétés du secteur «se maintiennent à un niveau élevé», selon M. Caruso: si elles ont baissé dans le secteur des biotechnologies, elles restent «à un niveau exagéré» dans celui des appareils médicaux.

Et peu importe que Pfizer et Allergan, après la rupture de leurs fiançailles, puissent avoir envie de faire monter les enchères sur certaines cibles, JNJ veut rester «rigoureux» dans ses emplettes, a affirmé le directeur financier.

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