La vente de l'usine TEVA compromise à Mirabel?

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28 juin 2012

À quatre jours de la date prévue pour la conclusion de la transaction, le 30 juin, les employés syndiqués de la production ont en effet refusé mardi de modifier leurs conditions de travail de la façon souhaitée par leur éventuel employeur.

Ce refus pourrait faire achopper la vente de l'usine, qui emploie quelque 350 personnes, dont 180 travailleurs syndiqués.

Selon nos informations, Halo voudrait obtenir certains assouplissements de la part du personnel de production, particulièrement sur la question des horaires de travail. La proposition « globale et finale » soumise au syndicat, après cinq rencontres de négociations, aurait été rejetée dans une proportion de 65 % par les travailleurs.

Rejointe mercredi, la porte-parole des TCA, le syndicat qui représente ces travailleurs, Diane Mimeault a préféré ne pas émettre de commentaires détaillés, prétextant que les discussions se poursuivent en vue d'un règlement qui pourrait se conclure dans les prochains jours.

Il n'a pas non plus été possible d'obtenir de commentaires de la part de l'employeur, tant chez TEVA que chez Halo.

Tensions internes à l'usine

La situation crée de fortes tensions au sein de l'entreprise, entre employés syndiqués et non syndiqués. Ces derniers comptent pour près de la moitié du personnel et seraient furieux contre l'attitude du syndicat qui menacerait la transaction et la relance de l'entreprise, en dépit de propositions apparemment avantageuses de la part de Halo.

Selon un document envoyé par l'entreprise aux employés concernés, le rythme de rotation sur les différents postes de travail serait modifié, de façon à pouvoir répondre rapidement aux demandes et échéanciers des clients, une condition de Halo estime essentielle à la survie de l'usine.

En revanche, la compagnie fait preuve d'ouverture en ce qui regarde d'éventuelles indemnités de départ et offre d'augmenter les échelles salariales de 9,5 % sur quatre ans, avec une échéance de la convention collective en 2017.

Vingt ans plus tard

Rappelons que l'usine, installée depuis une vingtaine d'années en bordure de l'autoroute 15, à Mirabel, fabrique des médicaments génériques. D'abord connue sous le nom Kempac, puis Technilab, elle avait plus tard été acquise par la société allemande Ratiopharm.

En 2010, celle-ci passait aux mains de la multinationale israélienne TEVA qui, quelques mois plus tard, annonçait la consolidation de ses activités canadiennes dans la région de Toronto et, par conséquent, la fermeture des installations de Mirabel, alors prévue à la fin de 2012.

Une bonne nouvelle survenait cependant en mars dernier, quand TEVA a annoncé la conclusion d'un accord avec Halo, une petite société pharmaceutique américaine, pour la vente de l'usine de Mirabel.

Cette transaction était cependant conditionnelle à certains éléments, dont la conclusion d'ententes de fabrication entre les deux entreprises. Et de toute évidence, des modifications aux conditions de travail des employés figurent aussi dans les exigences de Halo.

http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2012/06/vente-usine-teva-compromise-mirabel.html

 

 

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