Le premier signe annonciateur de l'Alzheimer découvert

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11 juillet 2016

Une diminution de l’apport de sang au cerveau est le premier signe physiologique annonciateur de la maladie d’Alzheimer, ont observé des chercheurs de l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal (Neuro).

Cette découverte vient bouleverser les connaissances antérieures, selon lesquelles une augmentation des protéines amyloïdes était considérée comme le premier stade de développement de la maladie.

Ces protéines jouent néanmoins un rôle déterminant, mais c’est surtout les changements dans l’irrigation sanguine qui seraient ainsi à l’origine des modifications cognitives.

Parce que l’Alzheimer est une maladie complexe, qui ne résulte pas d’un seul facteur et qui implique plusieurs mécanismes de développement, le mystère est d’autant plus difficile à percer. L’enjeu est toutefois considérable, puisqu’il s’agit de la cause de démence la plus répandue chez l’humain, selon l’équipe dirigée par d’Alan Evans, professeur de neurologie, de neurochirurgie et de génie biomédical au Neuro.

Cette complexité «est un obstacle crucial au développement d’agents thérapeutiques efficaces pouvant modifier l’évolution de la maladie », a indiqué Yasser Iturria Medina, boursier postdoctoral au Neuro, par communiqué.

Les chercheurs ont analysé plus de 7700 images du cerveau, à partir des dossiers de 1171 personnes atteintes de l’Alzheimer à différents stades de progression. Sous la direction d’Alan Evans, professeur de neurologie, de neurochirurgie et de génie biomédical au Neuro, ils ont aussi fondé leurs analyses sur des échantillons de sang, de liquide cérébrospinal et ont tenu compte du niveau de cognition des sujets.

Le professeur Evans souhaite poursuivre ses recherches afin de comprendre les causes de chaque mécanisme qui entre dans la progression de la maladie. Cette compréhension pourrait paver la voie à de meilleurs traitements.

«Notre but est de réaliser une modélisation causale de haut niveau des interactions entre tous les facteurs de la maladie, ce qui exige une énorme puissance de calcul», a avancé M. Evans parlant d’un véritable défi mathématique et informatique.

Cette étude a été publiée dans la revue «Nature Communications».

 

http://www.tvanouvelles.ca/2016/07/11/le-premier-signe-annonciateur-de-lalzheimer-decouvert

 

 

 

 

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