Santé Canada approuve un médicament contre cancer de la peau

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27 août 2013

Premier agent d'une nouvelle classe thérapeutique, Erivedge™ (vismodegib) favorise la régression des lésions déformantes et potentiellement mortelles du cancer de la peau au stade avancé

MISSISSAUGA, ON, le 27 août 2013 /CNW/ - Erivedge™ (vismodegib) a récemment été approuvé au Canada pour le traitement chez l'adulte du carcinome basocellulaire métastatique ou du carcinome basocellulaire au stade avancé confirmé par examen histologique et ne pouvant être traité par intervention chirurgicale ou radiothérapie. Le carcinome basocellulaire est le type de cancer de la peau le plus fréquenti,ii, représentant 80 pour cent de tous les cas de cancer de la peaui. En l'absence de traitement, le carcinome basocellulaire peut évoluer vers des stades plus avancés et entraîner des difformités et des effets débilitantsiii voir même la mortiv. Lorsque le carcinome basocellulaire progresse à un stade avancé, les traitements chirurgicaux et non chirurgicaux ne sont ni efficaces ni adaptésv,vi, et jusqu'à présent, cette population de patients n'avait pas d'option thérapeutique.

« Jusqu'ici, l'éventail des options de traitement pour les formes avancées de carcinome basocellulaire était extrêmement sombre et limité. Pour cette raison, les patients devaient faire face non seulement aux impacts physiques de la maladie, mais également à l'isolement social et la stigmatisation qui peuvent en découler », explique le Dr Steve Bernstein, dermatologiste. « Erivedge, le premier et le seul traitement contre le carcinome basocellulaire approuvé par Santé Canada, offre aux patients, ainsi qu'aux intervenants de la santé, une option lorsque la chirurgie n'en est plus une. »

Murray Thorimbert, de Whitby, Ontario, est atteint de carcinome basocellulaire au stade avancé depuis près de 35 ans. Murray a reçu Erivedge™ dans le cadre d'un essai clinique.

« Depuis le début de la vingtaine, j'ai subi six ou sept interventions chirurgicales chaque année pour enlever des carcinomes basocellulaires - on a même enlevé une partie de mon cuir chevelu -, mais les lésions continuaient à revenir », témoigne M. Thorimbert. « Les interventions continuelles ont été difficiles pour moi et ma famille. Depuis que j'ai commencé à prendre Erivedge™, mes lésions s'estompent et j'ai l'impression de retrouver ma vie. Je n'ai subi aucune intervention chirurgicale depuis. »

À propos du carcinome basocellulaire avancé
Le carcinome basocellulaire touche jusqu'à 60 000 Canadiens chaque annéevii. On estime qu'un pour cent de tous les cas de carcinome basocellulaire évoluerontviii,ix vers des formes avancées et envahiront les tissus avoisinants (stade localement avancé) ou se propageront à d'autres parties de l'organisme (dissémination métastatique)x,xi. Chez les patients dont la maladie s'est propagée aux tissus avoisinants, il est parfois nécessaire d'enlever des organes sensoriels importants comme l'œil, l'oreille ou le nez pour maîtriser la maladiexii,xiii, alors que ceux dont la maladie a produit des métastases auront une survie médiane de huit à dix mois seulementxiv,xv.

« Lorsque le carcinome basocellulaire n'est pas traité et qu'il évolue vers un carcinome basocellulaire avancé, les conséquences de la maladie peuvent être dévastatrices, voir mortelles », affirme Kathy Barnard, fondatrice de la fondation Sauve Ta Peau et survivante du cancer de la peau. « Bien que les conséquences médicales du carcinome basocellulaire avancé soient très graves, la gêne et l'isolement social associés à la maladie empêchent parfois les patients de se faire soigner. L'approbation d'Erivedge™ offre aux patients atteints d'un carcinome basocellulaire avancé une option de traitement efficace qui peut leur donner le courage de se manifester, d'apporter une contribution à la société et de mener une vie meilleure et productive. »

Erivedge™
Erivedge™ est le premier et le seul médicament approuvé par Santé Canada pour traiter le carcinome basocellulaire avancé. C'est un médicament administré par voie orale une fois par jour indiqué dans le traitement des adultes atteints d'un carcinome basocellulaire au stade avancé - qui s'est propagé soit à d'autres parties du corps soit localement et ne peut être traité par chirurgie ou radiothérapiexvi.

« Jusqu'ici, la propagation des lésions de carcinome basocellulaire avancé aux tissus avoisinants signifiait une intervention chirurgicale effractive souvent défigurante ayant une incidence dévastatrice sur la santé et la qualité de vie des patients », déclare Annette Cyr, présidente du Réseau mélanome Canada. « Pour avoir eu moi-même un cancer de la peau, je sais que l'approbation d'Erivedge™ peut avoir des répercussions profondes sur les Canadiens aux prises avec le carcinome basocellulaire avancé et qui ne disposaient, jusqu'ici, d'aucune option de traitement. »

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le carcinome basocellulaire avancé et son traitement, adressez-vous à votre médecin ou consultez les sites Web www.saveyourskin.ca bilingue ou www.melanomanetwork.ca (en anglais seulement).

À propos du carcinome basocellulaire et de la voie de signalisation Hedgehog

Le carcinome basocellulaire est le type de cancer de la peau le plus fréquenti,ii, touchant jusqu'à 60 000 Canadiens chaque annéevii. Il apparaît le plus fréquemment sur la tête, le cou, le dos, la poitrine ou les épaules, et d'autres régions de la peau exposées au soleilxvii.

Si le carcinome basocellulaire avancé n'est pas traité ou qu'il réapparaît au même endroit après une chirurgie ou une radiothérapie, il peut envahir des régions avoisinantes telles que les organes sensoriels (oreilles, nez et yeux), les os et d'autres tissus. Selon l'emplacement de la lésion, le carcinome basocellulaire avancé peut être parfois gravement défigurant, et la chirurgie ou la radiothérapie peut entraîner une perte des organes sensoriels et de fonctions telles que la vision ou l'auditionxii,xiii.

La voie de signalisation Hedgehog intervient normalement dans la régulation des processus de croissance et de développement au cours des premiers stades de la vie. Chez certaines personnes, des dysfonctionnements surviennent et entraînent la réactivation de la voie de signalisation Hedgehog ou l'empêchent de fonctionner correctement. L'activation anormale de la voie de signalisation Hedgehog joue un rôle important dans l'apparition de certains types de cancer, y compris le carcinome basocellulairexviii,xix,xx. Des anomalies de cette voie de signalisation sont en cause dans plus de 90 pour cent des cas de carcinome basocellulairexxi,xxii,xxiii.

Efficacité d'Erivedge™ dans le carcinome basocellulaire avancé
L'approbation d'Erivedge™ par Santé Canada repose sur les résultats de l'étude ERIVANCE BCC (SHH4476g), une étude pivot de phase II, internationale, à un seul groupe, multicentrique, à deux cohortes et ouverte portant sur 104 patients atteints d'un carcinome basocellulaire au stade avancé, dont 71 présentant un carcinome basocellulaire stade localement avancé et 33, un carcinome basocellulaire métastatiquexxiv.

L'étude ERIVANCE a montré qu'Erivedge™ avait réduit la taille des tumeurs (taux de réponse objective ou TRO) chez 43 pour cent (27/63) des patients atteints d'un carcinome basocellulaire localement avancé et 30 pour cent (10/33) des patients aux prises avec un carcinome basocellulaire métastatique, sur la base de l'analyse menée par un centre d'examen indépendant (critère d'évaluation principal). Dans l'analyse la plus récente, la durée médiane de la réponse était de 7,6 moisxxiv.

Les patients atteints d'un carcinome basocellulaire localement avancé présentaient des lésions qui étaient réapparues après une intervention chirurgicale, qui ne pouvaient pas être traitées par chirurgie (lésions inopérables ou pour lesquelles le recours à la chirurgie se solderait par une difformité substantielle), qui étaient réapparues après une radiothérapie ou qui ne pouvaient pas être traitées par radiothérapie (radiothérapie contre-indiquée ou inappropriée). Les participants à l'étude ont reçu 150 mg d'Erivedge™ par voie orale, une fois par jour, jusqu'à la progression de la maladie ou l'apparition d'effets toxiques inacceptables.

Les données tirées d'une étude d'innocuité mondiale (STEVIE) confirment l'innocuité d'Erivedge™, premier inhibiteur de la voie Hedgehog indiqué dans le traitement du carcinome basocellulaire au stade avancéxxv. Dans l'étude STEVIE, 44 Canadiens ont été recrutés dans six villes différentes, à savoir Québec, Montréal, Toronto, London, Winnipeg et Edmonton.

Roche
Roche, dont le siège est à Bâle, en Suisse, figure parmi les leaders de l'industrie pharmaceutique et diagnostique axée sur la recherche. Numéro un mondial de la biotechnologie, Roche produit des médicaments cliniquement différenciés pour le traitement du cancer, des maladies virales et inflammatoires ainsi que des maladies du métabolisme et du système nerveux central. Roche est aussi le leader mondial du diagnostic in vitro et du diagnostic histologique du cancer, et une entreprise pionnière dans la gestion du diabète. Sa stratégie des soins personnalisés vise à procurer des médicaments et des outils diagnostiques permettant d'améliorer de façon tangible la santé ainsi que la qualité et la durée de vie des patients. En 2011, Roche, qui comptait plus de 80 000 employés dans le monde, a consacré à la R-D plus de 8 milliards de francs suisses. Genentech, aux États-Unis, appartient entièrement au groupe Roche, qui détient en outre une participation majoritaire au capital de Chugai Pharmaceutical, Japon. Fondée en 1931, Roche Canada emploie environ 900 personnes au pays. Le siège social de sa division pharmaceutique est situé à Mississauga (Ontario), tandis que celui de sa division diagnostique se trouve à Laval (Québec). Roche Canada joue un rôle actif dans les collectivités locales, comme en témoignent ses dons aux organismes caritatifs et ses partenariats avec des établissements de soins de santé de partout au pays. Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le site www.rochecanada.com.

Roche s'emploie à améliorer la santé, de même que l'espérance et la qualité de vie des patients atteints d'un cancer de la peau en élargissant sa gamme de produits contre ce type de cancer. Erivedge™ est le deuxième médicament de Roche approuvé pour le traitement du cancer de la peau au stade avancé. En 2012, Zelboraf® a été approuvé par Santé Canada pour le traitement du mélanome métastatique à gène BRAF.

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Références
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xxii Kallassy, M., Toftgard, R., et al. Patched (ptch)-associated Preferential Expression of Smoothened (smoh) in Human Basal Cell Carcinoma of the Skin. Cancer Research. 1997;57.
xxiii Unden, A.B., Zaphiropoulos, P., et al. Human patched (PTCH) mRNA Is Overexpressed Consistently in Tumor Cells of Both Familial and Sporadic Basal Cell Carcinoma. Cancer Research. 1997;57.
xxiv Sekulic, A., Midgen M.R., et al. Efficacy and safety of vismodegib in advanced basal-cell carcinoma. The New England Journal of Medicine. 2012;366:23.
xxv Progress in Advanced Basal-cell Carcinoma: Exploring Hedgehog Pathway Inhibition. 21e congrès de l'European Academy of Dermatology and Venereology (EADV). Accessible sur le site http://www.mednet.ca/en/report/progress-in-advanced-basalcell-carcinoma-explori.html. Consulté le 27 juin 2013.

SOURCE Roche Canada

Renseignements :

Jessica Gaulin
Edelman
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jessica.gaulin@edelman.com

Nancy Zorzi
Roche Canada
905-542-5555 ext. 4227
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